De twitter et de la littérature…


J’ai déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de dire les potentialités littéraires de Twitter en contexte pédagogique, à quel point cette petite grande chose permettait des expériences d’écriture fort intéressantes. Je voudrais inverser le coeur de cible dans ce billet pour écrire tout le bonheur que j’ai à lire certaines expériences numériques d’une réelle beauté.

La dernière découverte et en même temps la première : le livre de Christine Jeanney, Les Sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus. La dernière car téléchargée depuis publie.net aujourd’hui (envie soudaine de faire le jeu de mots de to-day). La première car cela fait des mois que sur Twitter je vois ce tweet le matin « todo liste avec photo de », sans forcément aller cliquer, et même rarement, parce que le tweet me suffisait, s’intégrait dans une oeuvre construite par les posteurs de tweets. Cette litanie « todo liste » est un vrai souvenir littéraire, une petite musique de nuit… Découvrir l’ensemble seulement aujourd’hui sous forme de livre fut un éblouissement, éblouissement de l’oeuvre elle-même et en même temps de son con-texte, photos offertes, idée originale géniale…Et puis découvrir (pour de vrai, avec les deux yeux) le blog de C. Jeanney, Eklablog, en travaux toujours, comment vous dire comme j’ai envie de lire lire lire, et les ouvrir enfin ces yeux, ces vrais yeux. Oeuvre construite sur Twitter, et c’est ce qui me permit de la découvrir, en train de se faire : twittoriale parce que l’appel fut lancé par un tweet, parce que le tweet a scandé l »oeuvre, le tweet a fait trace en lecture.

Autres bonheurs : deux auteurs s’emparent du numérique Twitter, Kafka (@kafkawelt) et Rabelais (@Rabelais_fr). Le premier m’émeut par son hypersensibilité, rendue plus sensible encore par le fonctionnement de Twitter. C’est tweet après tweet que l’oeuvre goutte, que les citations arrivent, que la personne auctoriale se dessine et s’exprime (et répond). Je me demande si on ne risque pas de se blesser trop profond en se livrant à ce genre d’expérience, tweeter les mots de Kafka, derrière l’avatar de Kafka, le nom de Kafka. Et puis, collision avec l’oeuvre. Lecteur, tu liras, tu verras mais tu ne sauras pas (sauf à chercher là où il faut), à toi de comprendre, seul. de ressentir, d’écrire, de lire. Et puis, Rabelais…mais Rabelais, je lui consacrerai un billet pour lui tout seul…

Et puis, ce qui est inénarrable, indicible, inouï sur Twitter, c’est le con-tact con-textuel…

@kafkawelt

@cjeanney

inter mondes

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