Informatique, numérique et digital humanities : tout se trans-forme ?


Encore un billet d’humeur, cette fois-ci à propos de l’option ISN (Informatique et Sciences du Numérique), 4ème  spécialité offerte en terminale S à la rentrée 2012. Je reprends l’extrait cité sur le site de l’académie de Paris :
« Interviewé dans Le Monde du 1er décembre 2011, Gérard Berry – directeur de l’INRIA et auteur de Pourquoi et comment le monde devient numérique, Fayard, collection «Collège de France», 2008 –, déclarait : « Une bonne nouvelle : en 2012, un premier enseignement de vraie informatique va être introduit au lycée. Ce qu’il faudra y enseigner, ce n’est pas à se servir de Word ou d’Excel avec quelques ajouts de nature morale ou sociologique ; ce sont les principes informatiques, la familiarité avec les algorithmes et le calcul automatique, et le pourquoi de leur extraordinaire puissance. II est indispensable d’avoir une bonne compréhension de ce mode de pensée et de ses techniques si nous voulons non seulement en tirer parti, mais ne pas en être dépendants, agir sur lui et faire partie de ses créateurs». »

C’est effectivement une bonne nouvelle : que l’école s’ouvre au monde qui l’entoure, et dans lequel baignent nos élèves,  ne peut que nous réjouir.

Cependant, deux choses me gênent : d’abord, et surtout, que cette option ne soit proposée qu’aux élèves de Tle S, comme s’ils étaient les seuls capables de comprendre ce qui s’y enseignera. Or, lorsqu’on lit dans le BO n°8 du 13 octobre 2011 que

Les sciences informatiques, et plus généralement les sciences du numérique, ont aujourd’hui envahi nos vies professionnelles et personnelles. Elles ont entraîné des mutations profondes dans nos sociétés (culture, sciences, économie, politique, etc.). Pourtant, seule une faible partie de la population maîtrise les mécanismes fondamentaux qui régissent ces mutations et est en mesure d’apprécier les enjeux sociétaux qui en découlent. L’enseignement de l’informatique au lycée peut contribuer à réduire cette fracture.

on se demande pourquoi la majorité des élèves des autres filières n’ont pas droit à cet enseignement. Cette interrogation est renforcée lorsque je lis la suite :

L’objectif de l’enseignement de spécialité ISN en classe terminale de la série S n’est pas de former des experts en informatique, mais plutôt de fournir aux élèves quelques notions fondamentales et de les sensibiliser aux questions de société induites.
Il s’agit d’un enseignement d’ouverture et de découverte des problématiques actuelles, adapté à la société d’aujourd’hui, qui valorise la créativité et contribue à l’orientation.

Loin de moi l’idée prétentieuse qui consisterait à affirmer que je maîtrise tout ce qui est décrit dans les tableaux pour présenter le programme de cette option. Cependant, si je fais le bilan d’un an de fréquentation des réseaux sociaux, des lectures que j’ai été amenée à faire grâce aux liens postés sur ces réseaux (des liens qui bien souvent sont des procédures), à mon intérêt pour les Digital Humanities (intérêt qui me vient du séminaire de M. Berra, et dont la dernière session avait pour titre (éloquent ici) : « L’encodage, une pratique savante ? »), je ne peux m’empêcher de trouver que l’idée aurait été excellente si elle avait concerné tous les élèves. Pourquoi ? Parce qu’il est bien entendu que tout ce qui est de l’ordre du technique relève d’abord et avant tout de l’éthique, et de l’humain. Savoir faire faire telle et telle chose à la machine, c’est pouvoir modifier considérablement l’environnement humain (c’est bien la révolution numérique que nous sommes en train de vivre). Et cela, tous nos élèves sont capables de le comprendre, pour peu qu’on prenne la peine et qu’on nous donne le temps de le faire. Quand on regarde tel écrivain-éditeur se montrant sur Twitter au travail, c’est-à-dire en train de coder et de se débrouiller avec sa machine ; quand on examine un tout petit peu en quoi consistent les Digital Humanities (par exemple, ce projet d’éditions des dossiers de Bouvard et Pécuchet, qui est bien l’entreprise de scientifiques appartenant aux humanités et non d’informaticiens « techniciens »), il ne faut pas aller bien loin pour comprendre que ces éléments de base d’informatique concernent a priori tous les élèves de Tle, et que ne pas les proposer à tous, c’est bien consolider cette fracture.

Deuxième chose, donc, qui me gêne, ce sont les mots informatique et numérique : je me demande si le mot « informatique » ne vient pas justifier que cette option ne soit proposée qu’en S,  si l’informatique n’est que la partie technique du numérique. Il y a là quelque chose de troublant, de voir dans le même temps affirmée l’importance de l’éducation au numérique et de l’autre la réduction à une option de S cette éducation informatico-numérique. Si je prends un seul exemple des tableaux du BO :

Prendre conscience du caractère
supranational des réseaux et des
conséquences sociales, économiques et
politiques qui en découlent

je me demande bien pourquoi on ne s’attèle pas d’urgence à faire une « vraie « éducation aux médias/au numérique digne de ce nom (pour reprendre l’expression « vraie informatique » de M. Berry), et non se contenter de saupoudrage (souvent par faute de temps), surtout au lycée. Je rêve du jour où en Littérature, on fera faire l’édition en ligne de tel texte patrimonial…enfin, littéraire.

Tout simplement écrire-publier-lire (tiens, c’est un des objets d’étude de Littérature de l’année prochaine, aurons-nous un volet « vraie informatique » comme tout bon projet de Digital Humanities ? hélas…).

PS : j’ai oublié de préciser que M. Berra est professeur de grec ancien… CQFD

***

MÀJ le 8 janvier 2012 :

Pour aller (bien) plus loin :

– Article paru sur le site EPI.asso : Exercice de la citoyenneté et culture informatique, J.-P. Archambault

– L’interview entière de Gérard Berry dans Le Monde (dernière page du PDF)

– Séminaire national (mars 2011), programme sur Eduscol.

– à lire : cet article sur Framablog « De l’impact politique d’apprendre aux enfants la libre programmation »

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11 commentaires pour Informatique, numérique et digital humanities : tout se trans-forme ?

  1. Merci d’avoir asséné quelques vérités. J’avais depuis longtemps, à commencer par les consultations lancées l’an dernier autour du Plan Fourgous, à l’Assemblée nationale, contribué déjà à dénoncer les travers pernicieux d’un tel enseignement, résultat d’un triste lobbying.
    En fait, tout est là :
    « Pourtant, seule une faible partie de la population maîtrise les mécanismes fondamentaux qui régissent ces mutations et est en mesure d’apprécier les enjeux sociétaux qui en découlent. L’enseignement de l’informatique au lycée peut contribuer à réduire cette fracture. »
    Bip ! Incompatibilité ! Schisme !
    Zéro pointé en argumentation. La 2e phrase ne peut en aucun cas découler de la 1re.

  2. chopin62 dit :

    Je vais me faire l’avocat de la spécialité ISN, tout en reconnaissant d’emblée les maladresses de sa mise en situation.

    Quand j’étais élève en seconde, il y a de cela quelques années, nous apprenions la logique dans le cadre du cours de mathématiques.
    Nous apprenions même les « bases », dont le binaire, au collège.
    Ces deux points sont les deux premiers items qui figurent dans le programme de l’enseignement d’ISN dans le BO cité.

    Actuellement, l’algorithmique a été introduite au programme de seconde (un peu au forceps en 2009, puis dans le cadre de la réforme en 2010), puis au programme de première en 2011. Il s’agit d’initier les élèves aux bases de la logique et de la programmation.
    Après examen des programmes de première, cet enseignement est bien présent au sein de toutes les filières générales (S, L, ES).
    En seconde, comme en première, on y trouve la phrase : « Les concepts et méthodes relevant de la logique mathématique ne doivent pas faire l’objet
    de cours spécifiques mais doivent prendre naturellement leur place dans tous les chapitres du programme. » Ceci me laisse à penser que la logique, fondement du raisonnement mathématique, aurait sa place naturelle au collège, comme brique de base du langage mathématique, mais ceci est un autre débat.
    Il semble naturel que l’enseignement trouve une suite en terminale.
    Je ne sais pas quelle est sa suite dans le cours de mathématiques, n’ayant pas sous la main les futurs programmes de terminale (aucune information là dessus dans Eduscol, mais la rentrée n’est que dans 8 mois…)

    En sus de cet enseignement de base, qui semble enfin trouver sa place au lycée, tout au moins dans les textes, l’enseignement de spécialité ISN propose une spécialité supplémentaire aux élèves de Terminale S. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une spécialité (au même titre que les maths, la physique, et les SVT) et non d’une option : une option est accessible à tous, une spécialité spécialise les élèves d’une filière dans un domaine encore plus précis.

    Alors pourquoi ne proposer cet enseignement qu’aux élèves de S ?
    Si j’en crois le programme figurant dans le BO, la quasi-totalité des savoirs et capacités qui y figurent relèvent bien plus d’un enseignement scientifique, voire technologique, que d’un enseignement littéraire ou économique.
    Certes, l’item concernant la supranationalité des réseaux, cité par @drmlj, n’a aucune raison d’être spécifique aux élèves de terminales S, mais il s’agit du seul item qui ne soit pas spécifiquement scientifique.
    Selon moi, au vu du programme, cet enseignement est adapté au public des terminales S, et j’applaudis de voir l’informatique, ou tout au moins la programmation, la technologie des réseaux, etc… trouver enfin sa place au lycée. Toujours au vu du programme, il est un peu dans le prolongement de l’option Informatique et Objets Numériques (ION) proposée aux élèves de seconde depuis deux ans à titre expérimental dans certains lycées de l’académie de Versailles (sur l’impulsion, également, de Gérard Berry). J’y ai enseigné pendant deux ans. Sauf erreur de ma part, les élèves intéréssés par l’option, ceux qui ont trouvé du plaisir à programmer, à comprendre comment était conçu un simple « objet » numérique comme une image numérique, ces élèves ont tous poursuivi leur scolarité en première S ou en première STI. Parce que le contenu de cet enseignement est profondément scientifique et technologique.

    Par contre, le préambule du programme de la spécialité ISN me paraît particulièrement maladroit et inadapté à son contenu.
    A part l’item cité plus haut, rien, ou presque, dans cet enseignement, ne concerne la place de l’informatique et du numérique dans la société. Présentée ainsi, cette spécialité se donne des objectifs qu’elle n’atteint pas.
    Elle peut permettre à des élèves intéressés de comprendre comment fonctionne un programme, Internet, un réseau, etc…
    Mais elle ne permet pas de comprendre comment utiliser les outils puissants que le « numérique » nous apporte. Elle ne permet pas d’apprendre à coder un texte en XML, en LaTex, ou tout autre langage utile à qui veut publier en ligne. Elle ne permet pas d’apprendre à utiliser les nombreux outils de numérisation et de traitement du son et de l’image, alors qu’elle permet de comprendre comment cette image ou ce son sont numérisés.

    Je ne renie pas le droit de chacun, qu’il ait choisi une filière ou l’autre, de s’intéresser à la nature profonde des objets numériques, de vouloir comprendre le fonctionnement détaillé de l’univers numérique qui nous entoure de plus en plus.
    De même que j’aurais aimé avoir un enseignement d’économie qui me permettrait de mieux comprendre le monde actuel.
    Mais, à moins de remettre en cause la spécialisation relative de l’enseignement à partir de la classe de première, on ne peut pas tout enseigner à tout le monde. Par simple manque de temps dans des emplois du temps déjà très chargés. Parce que c’est une volonté politique de l’inspection générale depuis de nombreuses décennies.
    Alors oui, à mon avis, la spécialité ISN, telle que définie dans son programme au BO, et non dans son préambule, a sa place en terminale S, et pas ailleurs. (L’enseignement de STI2D recoupe largement celui d’ISN).

    Par contre, il serait sûrement utile, voire nécessaire, de créer un enseignement d’éducation aux médias/au numérique (pour reprendre les termes du billet de @drmlj). Par qui ? Avec quel contenu ? Tout est à définir en ce domaine. Les TICE jouent ce rôle, dans toute leur transversalité. Mais tout le monde ne les utilise pas, par manque d’intérêt et/ou de formation des enseignants. Les élèves se trouvent donc en situation d’inégalité par rapport à l’environnement numérique, selon l’intérêt de leurs enseignants pour le numérique.

    Justement, le numérique, que signifie-t’il ?
    Pour moi, en bon électronicien, le numérique commence lorsque l’information est représentée par un nombre.
    L’information peut être un texte, une image, un son, pour m’en tenir à l’essentiel.
    Cette numérisation se fait grâce à un clavier, un APN, un micro assorti d’un enregistreur numérique.
    Une fois numérisée, l’information peut être aisément traitée, modifiée, transportée, diffusée, et ceci instantanément avec comme seules limites celles imposées par notre imagination.
    Pour beaucoup de monde, le numérique désigne les objets qui nous entourent, bourrés d’électronique. Si peu de monde a un intérêt sur la manière dont ils fonctionnent, beaucoup de gens aimeraient apprendre à les maîtriser. Pour reprendre l’exemple de @MichelGuillou, apprendre à conduire ne nécessite pas de comprendre la mécanique. Un peu tout de même, pour comprendre l’embrayage et le comportement de la voiture, mais personne n’a besoin de comprendre les équations qui régissent la combustion ou le différentiel pour savoir conduire.

    L’informatique, quant à elle a deux sens :
    – l’informatique comme science de l’ordinateur (computer science), et en ce sens elle est le fondement de la spécialité ISN.
    – l’informatique comme science de l’information, et en ce sens elle concerne tout le monde.

    Je crois que l’incompréhension envers la spécialité ISN vient d’une part de l’ambigüité sémantique des termes « informatique et numérique », d’autre part du décalage entre les ambitions annoncées dans le préambule et la réalité du programme et de ce que sera, probablement, l’enseignement.

    Elle a sa place en Terminale S, mais il y a d’autres matières nouvelles à inventer pour tous.

    • drmlj dit :

      Merci beaucoup d’avoir pris le temps d’écrire ce commentaire très précieux ! Il éclaire ma réflexion !

    • gtouze dit :

      C’est tout à fait ça!
      On a le même objet bâtard que pour le B2i, et pour les mêmes raisons.

    • Cabane dit :

      Bonjour,
      Responsable avec d’autres de ce projet, j’ai une réponse plutôt simple à la question fort pertinente que vous posez : « pourquoi réserver cela aux élèves de TS ? ».
      C’est que les enseignants compétents ne se trouvent pas d’un claquement de doigts : il faut les repérer, les former, et notamment parler avec eux de pédagogie différenciée, pédagogie de projet comme de la didactique de l’informatique et du numérique (raison pour laquelle l’INRIA a soutenu la traduction d’un ouvrage consacré à ces questions : http://www.springer.com/computer/book/978-2-8178-0261-9). Il faut aussi attirer leur attention sur les aspects juridiques et sociétaux qui sont mentionnés dans le programme et prennent une place de plus en plus centrale au fur et à mesure des formations et autres préparatifs.
      Le nombre des enseignants que nous pouvions raisonnablement former et préparer à accueillir des élèves à partir de septembre 2012 n’était donc pas énorme (entre 1000 et 2000, disons). Pas de quoi faire face à un enseignement de masse destiné à l’ensemble d’une tranche d’âge. Au fond, c’est comme pour créer une entreprise : il faut gérer la croissance pour être à même d’offrir un service de qualité.
      Rien n’empêche de penser à la suite, d’ailleurs…

      • C’est une mascarade.
        À supposer que le programme de cette spécialité aborde « les aspects juridiques et sociétaux » du numérique, qu’est-ce qui justifie que seuls soient compétents pour ce faire les profs de math., sciences physiques ou sciences et techniques industrielles ?
        Soyons sérieux !

  3. dido dit :

    Bonsoir,

    Plus d’informations sur la volonté de ceux qui ont créé cette spécialité. http://www.ludovia.com/recherche_labos/2011/1117/tout-savoir-sur-l-option-informatique-a-la-rentree-2012.html
    La spécialité en Tle S n’est qu’un début (enfin c’est ce qu’ils espèrent), il faut bien commencer par quelque chose après tout, l’éducation nationale vit depuis des années avec l’idée qu’on fait de l’informatique en utilisant google ou excel, il va falloir du temps pour faire comprendre que non, on ne fait pas de la mécanique en conduisant une voiture !

  4. La specialite ISN n’est pas que culturelle… Elle est d’abord industrielle. Il s’agit de trouver de futurs ingénieurs informaticiens pour l’industrie française. Car l’informatique ne fait pas rêver les jeunes… Et surtout les conditions de travail de cet univers professionnel sont difficiles… À vivre…
    Les initiateurs de cette option rêvent, comme jadis en 1989, d’une discipline informatique qui consacrerait la filière … D’autres disciplines en rêvent aussi comme l’infocom confère ce qu’en écrit Yves le Coadic.
    L’ISN est en concurrence avec les mathématiques pour s’attribuer les fondamentaux de l’infromatique, comme on peut le comprendre en lisant le programme de math des classes de lycée. Gérard Berry et M.Doweck portent, avec l’epi ce projet depuis longtemps. Leur idée particulièrement intéressante est de permettre à chacun de comprendre les quelques concepts fondamentaux de l’infromatique. Malheureusement leur approche est très universitaire et peu didactique. En d’autres termes, ils ne mesurent pas suffisamment combien les jeunes ont besoin d’articuler pratique et théorie et non pas de se plonger uniquement dans la théorie pour en déduire la bonne pratique. La dialectique nécessaire de cette approche supposerait outre que cela soit proposé à tous, mais que les spécialistes de la discipline évitent de s’enfermer dans leur tour d’ivoire. J’ai pu constater cela lors d’une table ronde au salon de l’éducation il y a trois ans au cours de laquelle nous avions feraillé sur le sujet.
    Mais articuler pratique et théorie est très dangereux, car cela oblige à révéler les dessous d’une affaire complexe : comment la science informatique génère des schémas d’analyse qui ensuite s’impose sans critique au quotidien des usagers… L’absence de volet télé informatique et société dans cette option en est une bonne illustration…
    À débattre bien sur.

    • Le problème, en deux mots, parce qu’il est tard, n’est pas celui de l’introduction d’un nouvel enseignement de l’informatique, optionnel ou de spécialité, qui reste effectivement à débattre. Bien des arguments avancés ci-dessus en démontrent la vacuité.
      Non, le problème, c’est qu’on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous faire croire que cet enseignement ISN est une avancée vers la nécessaire (à mon avis) prise en compte du numérique (pas au sens littéral, Daniel, mais celui qui met à mal, autant qu’il l’enrichit, la société) dans _tous_ les enseignements.
      Là où on attend une nécessaire éducation aux médias numériques, on nous refait le coup de l’option informatique d’il y a 20 ans.
      Il y a erreur, là…

  5. dido dit :

    Rien ne justifie que seuls soient compétents les profs de math., sciences physiques ou sciences et techniques industrielles à priori. Toutefois, dans mon lycée, j’étais la seule (je suis prof de maths et ancienne ingénieur du secteur des télécoms/internet) à se proposer pour cette option. Personne d’autre n’était attiré par cette matière et se sentait capable de l’aborder. Les bases des connaissances demandées aux enseignants sont très techniques/technologiques, être capable et avoir envie de comprendre et écrire des algorithmes puis un programme, d’apprendre plusieurs langages de programmation, comment fonctionne un ordinateur, etc…. est loin d’être partagé par un grand nombre de profs, même dans la population des profs de maths ou de physique d’ailleurs. Lorsque j’ai parlé d’une collaboration avec mes collègues de physique, la seule réponse a été …. 3 pas en arrière et la fuite (et ce n’est pas une image !).
    On peut regretter qu’il n’existe pas une éducation aux médias, mais c’est un tout autre sujet; il s’agit de tout autre chose ici, même si on doit en parler un peu. Je suis convaincue que cette matière, telle qu’elle a été décidée, est également utile.

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