De l’autre côté du Twirroir Potentiel


Ce soir, je laisse la parole à deux de mes élèves : une de @jevousecris et une de @littlyc qui ont bien voulu écrire quelques mots sur leur expérience « Twitter ». Je les en remercie, et leur suis très reconnaissante pour cette aventure commencée avec elles et grâce à elles.

1er témoignage

Cette année, et comme chaque année, on nous a enseigné des tas de choses à l’école. Il nous arrive parfois, et c’est même fréquent, de ne pas voir l’intérêt de ce que l’on apprend. Et lorsque notre prof de français, Mme Regnard, a commencé à nous parler de Twitter, on n’a pas vu tout de suite à quoi allait nous servir ce réseau social. Au début, c’était un peu laborieux : ce n’est pas naturel de s’exprimer en 140 caractères.

Des enseignants d’autres écoles étaient abonnés au compte de notre classe. On savait que ce qu’on publiait pouvait être lu. Du coup, on faisait attention à ce qu’on twittait, à ne pas faire de fautes.

Utiliser un réseau social n’est pas la moins originale des méthodes pour améliorer son orthographe et apprendre à choisir ses mots. Lorsque j’ai eu conscience de la chance que j’avais d’avoir une prof qui nous faisait utiliser ce genre d’outil pour travailler, j’ai compris qu’il fallait en profiter un maximum. Alors dès que je l’ai pu, j’ai fait des exercices d’écriture. Moi qui suis pourtant très bavarde, je me suis surprise à apprécier de devoir résumer en à peine deux phrases ce que, habituellement, j’aurais développé en plusieurs paragraphes.

L’année est terminée mais je continue à tweeter. Sur Twitter, on peut débattre, on peut aussi partager : des photos, des vidéos, des articles… C’est principalement cette dimension de partage qui me plaît le plus.

 @Ameriquebecoise

Mise à jour le 12 octobre : billet d’@Ameriquebecoise sur son blog « Moi, Mélina, 15 ans, j’ai twitté »

2nd témoignage :

Comment Twitter est venu à moi… ?

… L’histoire commence dans un lycée comme les autres où j’entame ma troisième année de scolarité. En littérature, c’est un lourd programme auquel nous sommes tous confrontés. Longue étude sur une œuvre riche, l’Odyssée. Tout se passe relativement bien. Puis vient le temps d’étudier Fin de Partie. Tout de suite, il y a moins d’intérêt pour cette œuvre « bizarre » et un peu « glauque ». On n’en voit pas la fin et on n’est pas très enthousiaste, il faut le reconnaître.

Je ne sais pas si c’était prévu ou bien si c’était une tentative pour nous redonner courage –peut-être les deux – mais la prof de littérature, Mme Regnard, nous a proposé une méthode de travail différente, une autre façon d’approcher l’œuvre. Ce changement, c’était Twitter.

Comme pour beaucoup, je me suis demandé en quoi un réseau social pouvait nous aider à travailler. Bien sûr il y avait ce blocage qu’il y a souvent vis-à-vis de la nouveauté, puis finalement on se laisse tenter. On regarde, on comprend, on assimile et on finit par apprécier. J’ai fini par apprécier, et par m’amuser c’est vrai.

De temps en temps, la prof décidait de consacrer l’une de ses heures de cours à travailler parallèlement entre l’œuvre et Twitter. C’était une façon sympa de travailler, presque ludique. Chacun farfouillait dans son livre à la recherche d’une citation, puis l’expliquait seul ou avec le reste de la classe. Il y avait vraiment plus de mains qui se levaient que lors d’un cours habituel. J’avais vraiment la sensation que Twitter me poussait à la participation.

Cependant l’expérience de Twitter en classe ne s’est pas arrêtée à l’œuvre de Samuel Beckett. Lorsque l’on a étudié les Mémoires de guerre de Charles de Gaulle, Twitter nous a vraiment été d’une grande aide. On a pu, grâce au réseau social, entrer en contact avec un spécialiste sur le sujet et lui poser des questions. Il s’agissait à la fois de questions sur le contenu de l’œuvre mais aussi des questions qui nous permettaient de nous rassurer. Par exemple « si l’on tombe sur tel sujet, qu’aurions-nous à dire ? ». D’une certaine manière, en étudiant cette œuvre assez imposante avec Twitter comme support parallèle, on y a trouvé un peu plus de légèreté qu’une autre classe étudiant « normalement », je suppose.

Qu’est-il advenu de l’expérience twittclasse… ?

Finalement @littlyc – qui est aujourd’hui un petit coin plein de souvenirs pour moi maintenant que le bac est passé – nous a épaulé jusqu’à la fin, jusqu’à ce que l’on devienne bachelier. Simplement l’histoire s’est arrêtée ici-même, au bac, cet obstacle à sens unique.

Dans la vie on apprend qu’une expérience, n’importe laquelle, la plus petite expérience ne nous laisse pas inchangé. Il en va de même pour ce bout de chemin accompli avec la participation du réseau social. Car nous sommes en effet un petit groupe à avoir investi Twitter de manière plus personnelle. Aujourd’hui, loin du stress des études et du baccalauréat nous continuons de twitter / gazouiller. Librement nous pouvons échanger avec des connaissances faites grâce à @littlyc ou encore des connaissances de @jevousecris. Il devient même plus aisé, je trouve, de twitter avec notre professeur.

Un effet plus individuel… ?

Une rencontre improbable. Entre un maillon de @jevousecris et un maillon de @littlyc. Entre moi et une personne incroyable. Trois liens seulement qui pouvaient nous conduire à cette rencontre, puis à cette amitié, mais deux plus importants ici : Twitter le réseau social, et Mme Regnard notre même prof de littérature / français. Qui l’aurait cru ? Pas moi… jusqu’à aujourd’hui.

@florepetton

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