Pourquoi j’ai protégé mes tweets


Je l’avais pourtant bien dit, publier c’est prendre un risque !

Sauf qu’une dimension reste aussi très importante : la situation de communication ! Ce que je publie sur mon blog, je choisis de le dire à toi, à vous, et à vous aussi. Parole tout à fait contrôlée et donnée entièrement.

Mais lorsque sur twitter je dis bonjour à un de mes followers, peu m’importe que mes autres followers me lisent, au contraire, mais eux, uniquement eux ! Pas la terre entière qui n’a pas besoin que je lui dise que je suis debout à 7h du matin ! Surtout, aussi futile mon propos soit-il, il reste mon propos, je le donne à qui je veux et non à qui le prend. Lire des tweets pour leur intérêt, très bien mais lire ma TL pour une enquête sur moi, eh bien non !

Donc, je me suis mise à protéger mes tweets car je trouve qu’il faut respecter une règle très simple et pourtant essentielle du WEB2 : le don et contre-don. Si tu veux lire mes tweets, tu me fais le cadeau de grossir ma liste de followers ! Sinon, ce n’est pas du jeu !

Ma démarche n’est donc pas de propager le plus possible ma parole, comme un homme politique, mais bien d’entrer en contact avec des personnes que j’aurai(s) à peu près choisies, dont je saurai(s) que je ne sais pas grand’chose, ce qui induira(it) une communication particulière. Le fait est que ce sont des mots. Faire l’expérience d’être lue par quelqu’un qui ne s’est pas inscrit à ma TL m’a fait bien réfléchir, et agir ! Je sais un peu plus ce que je veux et quels sont les choix que je suis prête à assumer, ou pas !

C’est presque une démarche psychologique, psychanalytique : voyons voir un peu comment je réagis dans telle situation, quel est l’écart entre les mots et le ressenti, la perception etc.

En écrivant ce billet, je suis sûre d’être lue par toi, oui, toi (que je remercie au passage pour cette expérience).

Alors, si tu veux répondre ce sera par ce blog (fonction « commentaire ») et non par un autre canal ! Une situation de communication, ce n’est pas n’importe quoi !

A l’inverse, mes followers ne sont que des followers, si je communique avec eux en 140 caractères c’est bien parce que ça me convient de cette façon-là.

Où l’on se rend compte de choses évidentes qu’on ne comprend que lorsqu’on les pratique …

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10 commentaires pour Pourquoi j’ai protégé mes tweets

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  2. LG dit :

    Bonsoir,
    Pas tout à fait d’accord avec toi sur « …il reste mon propos, je le donne à qui je veux et non à qui le prend… ». Pas sur l’objectif, bien sûr, mais plutôt sur la réalité du fonctionnement de Twitter. J’écrirais plutôt « … il reste mon propos, je le donne à qui veut le suivre… », bref à des « followers ». Certains vont devenir plus que de simples followers, ils vont te RT, tu va devenir aussi follower de leurs tweets, il va y avoir discussion, questions-réponses, réactions, #ff, etc. D’autres resteront des followers, plus mystérieux, anonymés car « pseudonymés », voire « muets ».

    Pourquoi twitter ? Pour communiquer ? Tout l’ambiguïté est là, à mon avis : dans la communication… Comme pour un blog : pourquoi bloguer ? Pour communiquer ? Idem pour Facebook.
    Un tweet, une fois écrit, échappe en partie à son auteur, comme tout texte. Que ce soit un propos futile ou un lien ou un RT qu’on s’approprie et qu’on transmet à ses followers, parmi lesquels certains ou beaucoup ne sont pas tes followers et là tu ne peux plus contrôler à qui tu donnes, non ?
    Le problème, c’est la publicité du tweet et le mélange des genres. Sur un fil public, tout est lisible (sauf bien sur les tweets protégés), et donc soumis aux règles qui gèrent les propos publics. Pas d’objection possible du style « mais c’était privé ! » : non, justement, c’était public. Ce n’est pas que ça ne me regarde pas, c’est que ce n’est pas caché.
    C’est plus clair quand les tweets sont protégés, là c’est privé, puisque pas lisible par tous : on communique vers et/ou avec ses followers, d’autres arrivent par indication, connaissance, rarement par hasard. On ne dira forcément pas tout à fait les mêmes choses, par rapport à une communication publique qui est plus, chez certains, une « publicité » (je me montre, j’attire l’attention mais je ne parle pas forcément de moi).

    Bref je pense qu’il faut protéger ses tweets.

    Bon, tout ça dans le désordre, sans y avoir réfléchi plus avant et sans aller plus loin, parce que les discussions de vive voix sont mille fois plus intéressantes.

    Moi 😉

    • drmlj dit :

      Il me reste à présent à écrire un billet sur la raison pour laquelle j’ai déprotégé mes tweets, peut-être parce que c’est un jeu que je veux bien jouer. A suivre ! Et merci pour ta réponse !

  3. LG dit :

    Protéger ses tweets, c’est d’une certaine façon limiter le champ d’un réseau social. Ne pas les protéger, c’est se soumettre aux règles qui régissent tout propos public écrit, plus que dans le cas de propos oralement prononcés, parce que verba volant, scripta manent…
    Une célébrité tweete, mais communique-t-elle vraiment avec autrui, ou ne gère-t-elle pas en fait sa communication, au sens où elle s’expose sans vraiment échanger.
    En fait je pense que la solution est d’avoir deux comptes Twitter (ce qui doit être possible, j’imagine ?) : un compte public, un compte privé non protégé. Donc pas les mêmes gazouillis, et pas les mêmes followers…

  4. LG dit :

    Tant qu’on ne dit publiquement rien qui puisse très éventuellement tomber sous le coup de la loi… Parler publiquement c’est forcément s’auto-contrôler dans ce que l’on dit. Même chose que dans une discussion verbale devant témoins.
    Les hommes politiques commencent à le comprendre et à contrôler les moments de off…
    La société de communication peut être redoutable parfois. Sais-tu par exemple qu’il existe en plus de surprenants et très efficaces outils en ligne qui permettent de remonter des dialogues Twitter entre deux ou plusieurs followers, et ce très loin dans le temps ?

  5. drmlj dit :

    Oui, et alors ? Je n’ai à rougir de rien !

  6. Bldine dit :

    Désolée d’interrompre votre dialogue 😉 mais moi je ne suis pas d’accord. Je suis sur twitter depuis un an maintenant et je ne connais qu’une seule personne de mes abonnements IRL … ma façon de m’abonner, c’est de naviguer sur les twitt, avec un ou deux mots clés ou en fonction (maintenant) des retwitt ou encore en explorant les abonnements de ceux que je suis déjà… et donc, avant de cliquer sur « s’abonner »je lis quelques twitts de la personne que je ne connais pas. Il est donc rare que je m’abonne à quelqu’un qui protège ses twitts, puisque je ne vois pas si ce qu’elle « raconte » peut m’intéresser, m’aider dans ma veille documentaire (ou simplement me faire rire)… Le tout c’est effectivement de savoir ce qu’on en fait, de sa timeline : du perso, du pro, un peu des deux ou pas… Comme pour tout écrit « publié », il faut avoir conscience des traces qu’on laisse, conscience du fait qu’on est lu…

  7. drmlj dit :

    Merci pour votre commentaire ! Depuis ce billet, j’ai de nouveau ouvert ma TL parce que comme, vous le dites, j’ai conscience des traces que je laisse et surtout conscience d’être lue !

  8. ALiCe__M dit :

    Intéressante conversation !Twitter nous oblige à réfléchir sur la communication écrite plus ou moins asynchrone, avec un public plus ou moins grand, qui nous lit régulièrement ou pas, et que nous lisons aussi (ou pas !) : tout ceci est très nouveau, mais c’est une chouette expérience finalement. Une expérience humaine, au XXIe siècle. Moi aussi j’avais protégé mes tweets au début, et puis je me suis rendu compte que ça limitait les possibilités d’échanges.

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