De la glose …


Dans un billet précédent, j’évoquais l’émission de Xavier de la Porte et son invité Yann Leroux à propos du mot « sérendipité », ainsi que l’article d’Internetactu. J’étais, il faut l’avouer, assez satisfaite de mon billet car j’avais pu réfléchir à partir des réflexions proposées par cette émission.

Mais par hasard j’ai découvert deux autres billets de deux autres internautes sur la même émission avec les mêmes références. Comparons un peu :

– un article sur le blog La bibliothèque apprivoisée, occasion pour l’auteur du billet d’expliquer la sérendipité à l’oeuvre dans sa bibliothèque avec l’invention de « bibliographies surprenantes ». Donc, réflexion sur le hasard dans la recherche dans un lieu fait de livres.

– un article sur le blog de Mario Asselin : l’auteur cite lui aussi Xavier de la Porte, Yann Leroux, Internetactu ; ce billet me permet encore une fois de réfléchir par comparaison à mon propre projet éditorial. Le billet de M. Asselin est très informé et livre au lecteur un certain nombre de définitions et de références. C’est donc pour lui le lieu de faire le point sur cette notion tout en réfléchissant à ce processus.

Alors, je revins à moi, me trouvant d’abord un peu bête, comme si je me mettais à ne faire que redire ce qui avait déjà été dit, ailleurs et mieux. Ça me fait vraiment réfléchir, cette façon que j’ai eue sans m’en rendre compte d’entrer dans un processus éditorial, en l’occurrence de répétition, comme un oiseau picore le grain pour s’en nourrir. Est-ce que je ne fais pas qu’engorger les flux (c’est bien orgueilleux !), est ce que je ne pollue pas  à mon tour ? Je me rends compte que publier c’est donc aussi m’affirmer.

Et bien sûr le hasard a joué, lui qui m’a fait connaître par hasard mes confrères d’un jour.

Donc, écrire sur le web c’est faire entendre une voix, certes, mais encore faut-il être sûr que cette voix soit un tant soit peu intéressante, c’est-à-dire ? c’est -à-dire personnelle. Qu’ai-je à dire moi là-dessus ? Sans se mettre à répéter sans fin les mêmes choses, sans se contenter de signaler mais en prenant soin d’apporter.

Où l’on retrouve des choses qui nous rappellent les critiques du XVIème, ne pas s’empiffrer et recracher, mais digérer la moelle, si on est capable de se l’approprier…

A voir…

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